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Petite chose en moi.


Cikey – Pars avec moi ~

On connaissait les notes vocale qui s’effacent toutes seules, maintenant, je connais aussi la connerie d’appuyer sur une touche sans regarder le clavier. Pouf. Plus rien. J’écrivais que parfois, j’aimerais ne pas me sentir si seule et l’univers m’a fait missclick pour me prouver que je l’étais. Même si le fait de cliquer sur une touche n’a aucun lien avec personne. Donc je reprends. Peut-être qu’au final, j’avais juste besoin de l’écrire deux fois pour l’extérioriser réellement.

J’aimerais parler. J’aimerais appeler quelqu’un ou échanger ne serait ce que par message. J’aimerais juste savoir que quelque part, quelqu’un est là pour moi. Quelqu’un auprès de qui je peux m’exprimer et me confier quand j’en ai besoin. Alors en journée, oui, je peux éventuellement croiser une amie et lui faire des vocaux. Dans le meilleur des cas, on se répond simultanément et elle a le temps entre les enfants et la maison. Je peux encore croiser une autre qui s’ennuie au travail. Ou encore, espérer pouvoir trouver au bout du fil d’autres personnes.
Qu’arrive-t-il quand il est presque minuit, que tu es célibataire et que ton maigre cercle d’amis se compose de personnes mariées et par conséquent indisponible ? Que se passe-t-il quand tu as envie de craquer, voir faire des conneries, que tu te rationalises tant -pour les autres surtout- mais que tu ne trouves personne?

Ce qui est drôle, c’est que si tu en parles, on te répond : « Mais quoi, t’es folle. J’suis là pour toi n’importe quand et à n’importe quelle heure ». Vous pensez que ca soulage les consciences de répondre ce genre de phrases ? Si c’était évident qu’ils étaient dispos les rares fois où j’en ai besoin, peut être que j’hésiterais pas à leur parler de moi-même non ?

Alors ca fait des situations où il se passe des choses graves, des moments importants qu’au final, tu confies parce que tu ne peux pas garder ca que pour toi. Forcément, si tu le fais, la peur t’étouffe, l’angoisse te prend aux tripes et déjà que comme ca ce n’est pas fameux, tu te dis peut-être que tu trouveras de la sollicitude en face. Juste une question « Comment, tu vas ?« , rien d’autre. Juste ca. Puis non, rien. Au final, tu aurais peut-être dû restée seule dès le début, ne rien dire et ne rien espérer des autres parcequ’espérer, c’est donner le pouvoir de décevoir. Bon soyons clair, ils ne sont pas tous si distants et détachés. Il y a bien quelques personnes, pas plus des doigts d’une seule main cependant, qui reste présent en journée et s’enquit de savoir si tu tiens le coup. À l’image des haters sur les réseaux, tu ne retiens la seule personne qui s’en fou de ta poire. À moins que ce soit juste le stress.

Voilà que je me balade avec ce truc en moi. Enchanté petite chose. Bien que normalement, si tout va bien, je devrai te quitter bien vite, j’ai envie de t’adresser quelques mots. Dire que ca fait quelques mois, peut être même déjà un an que je t’ai senti mais j’ai traîné a vouloir me renseigner sur ta nature. J’en sais rien, tu étais là, je te touchais, je me questionnais, mais pas assez encore pour m’adresser aux bonnes personnes, pas assez pour que ma curiosité prenne le pas et qu’ils me guident vers Google. Je ne sais pas et je n’expliquerais jamais pourquoi j’ai attendu si longtemps. Le fait est que j’ai fini par y penser et me voilà maintenant en connaissance de cause non seulement de ta présence, mais aussi de tous tes potes cachés en moi, un peu plus profondément et inaccessibles.
Puis viens le moment où je dois te présenter aux autres. Ouai bon généralement ce n’est pas la joie de rencontrer des médecins, mais tu avais qu’à rester la gentille petite chose mignonne et inoffensive. Crois moi, courir partout c’est pas une partie de plaisir surtout pour que tu me piques la vedette avec toutes ces caméras pointées sur toi. Tsss. Pis à vouloir des habits bleus franchement ca en est douloureux, tu oublies ce détail ? Tu as cru que c’était une partie de plaisir pour moi qu’il triture ses aiguilles en appuyant comme un relou ? Jte jure des fois, j’aurais envie de te baffer. Enfin bon, au moins, la douleur n’a pas trop duré et tu as encore pour quelques jours ta robe bleue sur ma peau.
Puis, j’ai commencé à stresser un peu, et je me suis dit que j’allais partager ton existence avec mes ami.e.s proches et certains membres de ma famille, résultat : plus de stress dans l’air. Zuber. Tu nous inquiètes tous t’es contente ? Même si les professionnels en blouse blanche restent confiants, même si j’imagine que tu es là pour quelque chose, parce que sinon Papa ne t’aurait pas placé en moi, c’est effrayant.
Alors grâce à toi, j’ai ressorti les mots de maman maintenant qu’ils me parlent. Grâce à toi, je teste à nouveau ma emouna. Grâce à toi je réalise qu’il n’y a pas de meilleur confident que Lui. Grâce à toi, je me dis que la vie est précieuse. Grâce à toi, je suis de nouveau un peu plus observatrice. Grâce à toi, j’apprécie un peu plus chaque jour. Grâce à toi, je soulage ma surcharge mentale en pleurant.
Tu vois au final, tu n’es pas que mauvaise. En même temps, si t’es en moi, c’est forcément que tu as du bon, en toute humilité bien sûr.

Puis je réalise que si D- en a décidé dans ce sens, bientôt, nous serons séparées. Ca sera bizarre de vivre à la place de la place que tu occupes avec une cicatrice aussi petite, je l’espère sera t’elle, ou plus conséquente. J’aurais toujours quelque chose à effleurer, tu me diras. Quelque part, je ne t’oublierai pas même si je suppose, tu seras mieux dehors que dedans. La plus grosse espérance, c’est que tes potes ne se soient pas échappés pour faire la bringue dans le reste de mon corps parce que je ne suis pas supposé côtoyer la salle de C. So, si ce n’est pas encore le cas, retiens les s’il te plaît. Oublie pas que je suis gentille avec toi petite chose. Je ne te jette pas si cruellement, alors sois sympa avec moi. Un peu ? Je me doute que tu as des rêves de grandeur, mais reste encore petite, juste le temps que les médecins décident de la date de notre séparation. N’aie pas peur, je suis certaine que tu te plairas à l’extérieur aussi. Be strong as I am trying to be.

Vous savez ce qui est drôle ? Alors que j’écrivais ces mots, la seule personne qui manquait a l’appel pour me demander des nouvelles et qui m’a vexé m’a écrit. Je me dis que même si ca ne provient pas d’elle, ca a suffit pour m’arracher un semblant de sourire. Au final, l’univers est beau et le karma positif existe aussi.

Alors, à toi, petite chose en moi, à toi qui lis ces mots, a moi qui écris, oui la vie peut être dure. Oui, la solitude est présente, souvent même alors que l’on est « entouré ». Oui, les surprises pas toujours bonnes tombent quand on ne s’y attend pas. Oui, c’est dur. Oui, il faut se battre pour survivre, résister aux pensées sombres, trouver des moyens d’extérioriser, s’accrocher. Au final, est ce que la vie n’en vaut réellement pas tous les efforts?

Rendez vous au prochain épisode.
Love, S.

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