Y’a un truc qui m’arrive assez souvent, ne pas réussir à sortir.
Ouais, t’as bien lu. Je comprends que ça peut être complexe à comprendre quand on n’est pas dans le truc mais je suppose que c’est comme toute phobie. Tant que tu ne l’as pas, tu comprends pas. Comme l’autre fois où j’ai lu qu’une nana avait la phobie des bananes. Bananes. Ne pas juger.
Bref, donc un de mes combats assez récurrents est de ne pas réussir à juste sortir de chez moi.
Parfois, souvent sûrement, c’est juste l’étape s’habiller et se préparer pour sortir mais d’autres fois, juste le simple fait de – sortir.
Je ne sais même pas d’où ça peut venir et il est vrai aussi de dire que bien souvent une fois que je passe le pas, je suis contente. Même si c’est juste pour sortir les poubelles.
La dernière fois je me demandais si c’était vraiment qu’une question de motivation mais je sais pas. Est-ce qu’une discipline aiderait ? Est-ce que c’est pas plus profond que tout ça ?
Je ne saurais même pas dire si ce sont les gens ou juste quitter ma safe place, mon cocon, ma sécurité pour me rendre dans ce monde de dégénérés.
Je ne sais pas.
Vous connaissez le mème du gars qui marche énervé en disant qu’il marche pour sa stupide santé mentale ? Si un jour vous me croisez dans la rue, sachez que c’est sûrement ce qu’il se dit dans ma tête à ce moment.
Puis à la fois, paradoxe.
Je SAIS qu’il me faut plus de soleil, plus de contact visuel avec le ciel, la mer, les rayons, l’air pur, tout ça.
Et pourtant… le savoir n’aide pas toujours.
Alors je me mets des minis objectifs de réaliser à minima mes pas à la maison. Que ne pas sortir ne soit pas une excuse pour ne pas « bouger ». J’ai l’espoir que le temps se rafraîchisse enfin – parce que 30 degrés en presque novembre ça commence à bien faire – et que ça soit plus agréable de prendre l’air.
Puis que la pluie se mette à tomber et que tout le monde rentre vite vite chez soi et y reste pour que je puisse kiffer passer mille ans dehors sans aucun être indésirable dans mon champ de vision.
Moi, sauvage ? Assumé.
Kiss, S.