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Moi, cette fleur.


Ce soir, je suis obligée d’écrire pour être sure que mon équilibre mental ne s’écroule pas telle une tour de Kapla qui aurait été frôlée par un courant d’air aussi léger qu’une caresse. Ce soir, j’ai mal. Ce soir, je suis seule emprisonnée dans ce cerveau pourtant si ouvert et large. Ce soir, ou plutôt, un peu plus tôt dans la journée, j’ai pris conscience que.. Ca fait exactement autant de temps que je suis orpheline que le temps passé auprès de la personne la plus importante certainement de ma vie. Ce soir, je pleure et je veux hurler, mais je ne peux pas. Ce soir, je me contenterais de laisser couler mes larmes porteuses de tellement de douleur, injustice, rage ou que sais je encore. Ce soir, j’ai besoin de relâcher tellement de tensions que je ne m’en prive pas.

Ce soir, j’aimerais me dire que définitivement, c’est un nouveau départ. Ce soir, j’aimerais passer le cap d’abandonner ce que je sais être un poids autour de ma cheville. Ce soir, j’aimerais réaliser à quel point, je suis forte. Ce soir, j’aimerais simplement relâcher toute cette pression et me dire qu’au même titre que ma personne n’est pas parfaite, ainsi le sont les autres également. Ce soir, j’aimerais juste sourire. Ce soir, j’aimerais juste réussir à mettre des mots sur toutes mes pensées, mais j’aurais besoin d’aide pour dénouer l’énorme nœud que représentent mes pensées. Ce soir, je veux juste sourire et expirer profondément tous les maux qui m’habitent. Ce soir, je voudrais être sereine.

À la place, ce soir, je vais noircir ce post jusqu’à entrevoir la lune au-delà de tous ces nuages qui obstruent ma tête. Ce soir, je vais réapprendre pour la énième fois à respirer, positiver, vivre avec toutes ces défaillances qui font celle que je suis.

Ce soir, je me sens comme une fleur qui selon la dose d’eau qu’elle reçoit est plus ou moins en forme. Quelle fleur ? Je n’en sais rien. Pas ma préférée, pas l’oiseau du paradis, pas non plus celle qui sent si bon, ce lys si majestueux. Si je devais être une fleur, je pourrais en être une qui pousse à l’abri d’autres plus grandes, une qui n’a pas forcément besoin de constamment de lumière, une qui n’a pas besoin qu’on la contemple et qu’on lui dise des jolis mots. Une de celles qui savent puiser dans les autres pour grandir, mais tout de même une de celle qui a besoin que l’on écarte les autres une seconde de temps en temps pour vérifier qu’elle est bien vivante. Une de celle qui se suffit de peu, mais qui souhaite n’être pas oubliée. Une de celle dont les pétales peuvent se détacher pour s’envoler et recommencer à zéro encore et encore. Une de celle qui finalement ne meurt jamais. Une de celle qui puise toujours dans les plus profondes ressources pour tenter de fleurir chaque fois d’une plus belle façon que la précédente. Une de celle qui finira finalement par éblouir les plus beaux jardins. Une de celle que l’on ne voudra jamais arracher pour ne pas entacher sa beauté.

En attendant, ce soir, après, je ne sais pas combien de renouveau, j’en suis à une passe ou j’ai reçu trop d’eau et je ne sais pas le gérer. Ce soir, je ne sais pas exactement ce qui peine dans le processus de renouveau, dans cette suite logique de fleurissement. Certes, nous sommes en hiver et ce n’est pas vraiment la saison idéale pour la floraison, mais parait il, il existe des fleurs qui choisissent la saison la moins fleurit pour égayer les jardins et arracher sans le vouloir des sourires aux passants quand tout est triste et morne, que les nuages emprisonnent nos esprits et que la seule chose que l’on désire, c’est retourner aux beaux jours ou rentrer chez soi prêt d’un feu de cheminée. À l’image de ces dernières, c’est comme ca que je veux être.

J’ai bien conscience que le rôle que je veux avoir dans cette vie n’est pas des plus simple. J’ai bien conscience que je suis pour beaucoup de monde un mystère de la nature. J’ai bien conscience que parfois, j’aimerais me secouer, me gueuler dessus ou juste, secouer la tête et me demander d’arrêter parce que ce n’est pas évident. J’ai bien conscience que ca fait mal, tellement parfois que ca en devient ridicule. Mais comment pourrais-je changer alors que je suis convaincue que celle que je suis est sur la bonne voie ?
Je ne prétends être parfaite, je ne prétends pas n’avoir rien à changer, j’argue juste la prétention de savoir que mes pensées sont toujours bonnes, je jure de toujours vouloir faire le bien autour de moi, j’argue le fait d’agir de la même façon avec les autres que je souhaiterais qu’on le fasse avec moi.

Je suis sûrement bien des fois un ovni, je suis peut-être trop investi et je me mets moi-même des impératifs dont je pourrais me passer, mais je suis moi. Moi et mon sourire. Moi et mes attentions. Moi et mon sens de l’observation. Moi et mon empathie. Moi et mon hypersensibilité. Moi et ma curiosité. Moi et ma soif constante de savoir. Moi et mes douleurs. Moi et mon corps. Moi et mes peines. Moi et mes combats. Moi et mes dérapages. Moi et mes exigences. Moi et mes souvenirs. Moi et mon amour. Juste moi.

Je ne sais pas si certaines personnes que je connais bien liront un jour ces lignes, mais à partir d’ici je m’adresse à toi.
Je suis désolée si j’ai pu tant de fois être dure. Je m’excuse si je n’ai pas réussi à faire passer ce que j’avais à dire de la façon la plus agréable. Je suis désolée si j’ai pu paraître insensible. Je suis désolée si tu as pu croire que je ne pensais qu’a moi. Je suis désolée si j’en ai trop attendu de toi au point d’en avoir mal. Je suis désolée si je n’ai pas agi de façon toute a fait désintéressée, si bien que j’ai pu attendre pour mon propre ego un remerciement ou une excuse. Je suis désolée si je n’ai pas été aussi attentive que j’aurais pu l’être, j’essaie de faire de mon mieux. Si, crois moi, c’est vrai.

S, je suis désolée de t’en demander autant. Désolée de te faire tant réfléchir a tout, tant observer du plus petit escargot sur la route afin qu’il ne se fasse pas écraser à toutes ces personnes qui t’entourent, proche ou non de toi. Je suis désolé de n’avoir toujours pas trouvé les outils pour te faire comprendre. Je le vois, tu es sur la bonne voie, ne relâches pas. Plus c’est dur, plus on approche d’un bonheur. Je ne sais pas si c’est une citation dont je ne retrouve pas vraiment la formulation ou si c’est seulement une certitude que ton p’tit cerveau formule actuellement. Je t’aime petite fleur, tu n’es peut-être pas celle que l’on voit au premier coup d’œil dans le jardin, mais tu es certainement celle sans qui sa beauté ne serait pas celle qu’il est. N’oublie jamais que la vie est un apprentissage constant. N’oublie pas que tu es belle. N’oublie pas que beaucoup ont besoin de toi, mais que tu es la plus importante de ta vie avant tous les autres.

Puissions nous tous nous rencontrer avec le plus beau des sourires pour devenir le plus beau des jardins de ce monde.
Love, S.

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